Journal intime d'un pyrénéiste

Journal intime d'un pyrénéiste
"l'aventure est un engagement de l'être tout entier et sait aller chercher dans les profondeurs ce qui est resté de meilleur et d'humain en nous...." Walter Bonatti

dimanche 15 octobre 2017

Balaïtous par la vire Béraldi

Je suis encore en voiture à Cauterets en train de rentrer de Culaüs quand Edith Varoise me contacte hier pour faire une sortie. Ça fait plusieurs mois qu'on essaye de se caler un truc ensemble mais on n'a jamais eu encore l'occasion.
Quand je lui demande ce qu'elle aimerait faire , elle me répond le Bala par Béraldi... Étrange coïncidence car en début de semaine je mettais justement un post sur fb pour me trouver un partenaire sur ce parcours, post qu'elle na pas lu!!!
Alors le rdv est pris et le départ se fait à 7h35 de la Maison du Parc.
Première partie sans souci au refuge où la gardienne nous donne des infos. On vise une cheminée herbeuse à gauche de la brèche donnant sur les lacs de Batcrabère avant de longer la crête de la Garénère. Là , après consultation, on décide d'aller au bout de la crête pour la contourner. Vers 2500m on découvre le vallon d'Araillé et les dalles blanches du fond caractéristiques...
Vers 2750m on file à gauche après une traversée engagée, pour rejoindre le boulevard Packe. Là un lagopède peu sauvage et en robe d'hiver nous attend. Col vers 2990m puis crête. Passage à califourchon, c'est expo, on s'encorde. On prend ensuite des vires en suivant des cairns mais celles-ci nous conduisent sur des éboulis infames. On grimpe donc dans du III sur 15m pour retrouver le fil de l'arête. Après un col on découvre enfin la vire de plus près.
Deux parties. Encordé je pose des points mais le pas qu'on m'avait décrit comme "pêteux et hyper expo" passe sans souci.
Deuxième partie ensuite avant l'arrivée au col des isards à 3060m.
La fin se fait assez rapidement par la VN pour arriver au sommet vers 13h. On est heureux tout s'est parfaitement bien passé!
Grosse pause au sommet et descente par la Grande Diagonale qu'Edith Varoise découvre . On monte ensuite au col Noir mais c'est pas l'idée du siècle. La descente versant Nord est pêteuse et avec un rocher pourri. Sans doute pire que la vire elle-même.
Retour ensuite par la VN tranquillement après une magnifique journée de montagne. Que ce fut bon!!!
Et merci à ma partenaire du jour, on s'est bien amusés en plus!!!